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Erwin Olaf : Émotions

Erwin Olaf : Émotions

L’artiste hollandais Erwin Olaf présente à La Sucrière de Lyon plusieurs installations photographies et vidéos, réalisées entre 2001 et 2012.

Exposition Émotions
De Erwin Olaf
Du 21 mars au 30 juin 2013
Du mercredi au dimanche, de 11h à 18h. Ouverte les jours fériés.
Plein tarif : 8€ / Tarif réduit : 5€
La Sucrière – 49-50 quai Rambaud – 69002 Lyon
Site Internet : www.lasucriere-lyon.com

L’artiste hollandais Erwin Olaf est né en 1959, à Hilversum, aux Pays Bas. Il vit et travaille à Amsterdam depuis les années 80. Il suffit d’un seul regard et le spectateur plonge dans son œuvre à l’univers si particulier. En 2001 avec la série « Paradise the club » et « Paradise portrait », le monde du cirque est décrit festif, coloré et incorrect à souhait.

En parallèle, les portraits serrés et effrayants dévoilent de la tristesse des clowns dont le maquillage grossier fond, témoins d’une grande solitude. En 2003 l’artiste réalise après la mort de son père la série « Séparation », où deux personnes, à l’évidence une mère et son enfant évoluent dans un décor glaçant sans chaleur et ni amour. Une série en guise de deuil. Suivront « Annoyed », « Wet », « Le Dernier Cri », « Dusk & Dawn » « Keyhole ».

Au fil des séries Erwin Olaf impose son style et pose la question de la différence de classe, de sexe, de race, de beau, du poids du secret. L’atmosphère est silencieuse, pensive et solitaire. Le traitement de la couleur, le choix des modèles, des décors transportent dans une époque indéterminée entre les années 60 et la modernité. Dans les vidéos d’Erwin Olaf comme dans ses photographies, une lenteur s’installe, on ressent la méthode et la réflexion d’un artiste qui regarde, qui pose le décor et la couleur comme un peintre.

Nous ne sommes pas sans penser aux grands peintres hollandais du XVII siècle, tel Johannes Vermeer. Y a-t-il au Pays Bas une lumière particulière et une ambiance particulière pour que ses artistes en soient imprégnés au point de nous les faire partager depuis plusieurs siècles? A n’en pas douter.

C’est après avoir obtenu, en 1988 avec sa série Chessmen, le premier prix du concours Young European Photographer que le photographe de pub Erwin Olaf voit son travail artistique reconnu et prendre une dimension internationale. Depuis il accumule les récompenses, aussi bien pour sa photographie publicitaires que pour son œuvre.

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